Victimes innocentes !

Victimes innocentes !

Depuis les attentats contre « Charlie » de janvier 2015, les services de sécurité s’y attendaient…C’est le propre des terroristes de ne pas annoncer où et quand ils frapperont à l’aveugle des innocents !

Les carnages perpétrés et revendiqués à Paris le vendredi 13 novembre par « l’armée de Daech », l’organisation islamique, en sont la tragique preuve. Plus de 129 morts, sans compter les victimes à venir parmi les 352 blessés dont certains grièvement…
Après l’indicible horreur et l’effroi qu’elle suscite, c’est le temps du deuil et des hommages du monde entier nécessaires pour souder la communauté nationale. Mais que faire au-delà ?
Certes décréter l’État d’urgence et le contrôle des frontières, c’est bien, mais il est important également de garder notre sang froid même si la retenue est difficile face à l’horreur d’une telle barbarie ! Ne pas tomber dans la surenchère, les amalgames, la stigmatisation, rejeter les haines et le racisme est compliqué quand on a été frappé dans sa chair… Ce sont pourtant ces pièges qui nous sont tendus pour mieux nous fragiliser et fragmenter notre société, opposer cultures et communautés. La seule réplique nous nous puissions avoir est de faire face tous ensemble, citoyens du monde et politiques, pour que notre unité soit préservée et que notre démocratie ne soit pas brisée. Soyons conscients que de tous temps la terreur a été utilisée pour mieux fossiliser, pétrifier l’humain, lui ôter toute forme de résistance ou toute impulsion de lutte et le résigner. La peur de masse est fomentée pour créer le chaos.

Aujourd’hui, les terroristes de Daech nous frappent sur notre sol, parce que la France est en guerre sur plusieurs fronts lointains au Sahel et au Moyen-Orient. Dès lors, la menace des attentats perdurera tant qu’existeront de vastes zones contrôlées par les criminels islamistes. Les attentats de Paris s’inscrivent d’ailleurs dans la continuité de l’attentat contre l’avion russe en Egypte, des attentats anti-chiites de Beyrouth et Bagdad…

Éradiquer des zones de non droit tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nos frontières est une tâche complexe qui prendra du temps pour un État qui se veut exemplaire au regard de ses valeurs cardinales.

Franck Demay

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