Statines: Nouveau scandale sanitaire?

Statines: Nouveau scandale sanitaire?

Le docteur Michel de Lorgeril, chercheur au CNRS, expert international en cardiologie et nutrition a publié un livre qui tire la sonnette d’alarme. «L’horrible vérité sur les médicaments anti cholestérol» paru chez Thierry Souccar Éditions, pointe le danger des statines qui empoisonneraient certains patients en silence.

L’auteur de l’ouvrage n’y va pas par quatre chemins «on peut dire aujourd’hui que l’affaire qui tourne autour du cholestérol bouchant les artères et des médicaments anti-cholestérol qui supposément diminueraient le risque cardiovasculaire est probablement la plus énorme arnaque médicale de l’histoire des sciences». Le docteur Michel de Lorgeril dénonce un problème sanitaire et contredit un certain nombre d’experts liés à l’industrie pharmaceutique. Il affirme «L’idée que le cholestérol bouche les artères est irrecevable. Les maladies cardiovasculaires ont une toute autre cause que le cholestérol. C’est un agent physiologique, un élément structurant d’un nombre considérable de substances dans notre organisme pour assurer notre santé. Vouloir les diminuer avec des médicaments toxiques est absurde. C’est donc toute une mentalité, toute une théorie scientifique qui est entrain de s’effondrer. Nous sommes  dans une phase de transition épistémologique comme disent les savants». Pour notre interlocuteur, l’idée qu’il faille avoir le cholestérol le plus bas possible dans notre circulation sanguine est une idée fausse.

 

Quelles origines?

La question se pose alors quant à l’origine des maladies cardiovasculaires «c’est un terme général, il en existe de toutes sortes. Bizarrement depuis trente ans elles se résument à l’infarctus du myocarde et à l’accident vasculaire cérébral. Il y a ceux qui sont dits ischémiques, c’est à dire qui manquent d’oxygène dans le cerveau et ceux qui sont dus à une hémorragie. Ce sont deux pathologies totalement différentes. D’un côté l’artère est bouchée par un caillot, de l’autre c’est une hémorragie qui est à l’origine du malheur. Les médecins prescrivent systématiquement des médicaments anti-cholestérol pour prévenir les accidents vasculaires cérébraux alors que les études scientifiques ne démontrent absolument pas leur utilité».

Bon ou mauvais?

Nous recevons en tant que consommateur, une foultitude de messages qui nous parlent de bon et de mauvais cholestérol, mais comment faire la différence?

Le docteur Michel de Lorgeril déclare «nous sommes dans une phase de transition. Depuis quarante ans on parle du bon et du mauvais cholestérol, c’est un concept complètement infantile qui n’a aucun sens pour un biologiste sérieux ou pour un physiologiste. En science on ne raisonne jamais en terme de bon et de mauvais».  Il souhaite souligner l’importance des lipoprotéines et de la molécule de cholestérol «c’est un peu, un poids lourd sur l’autoroute qui transporte une lentille. C’est vrai qu’il peut y avoir beaucoup de lentilles dans le poids lourd. Mais dire que la lentille est responsable des encombrements sur les autoroutes! C’est un peu ce que  l’on essaie de faire croire aux gens. Le problème, c’est la lipoprotéine qui est le poids lourd et non le cholestérol. C’est en fait une fraction de lipoprotéine, à savoir les HDL. Elles ne sont pas liées à une problématique de cholestérol, mais à celle du diabète et c’est directement en relation avec notre mode de vie».

 

A votre santé!

Si nous suivons avec attention les propos du docteur Lorgeril, nous pouvons nous interroger sur l’utilité de la prescription de statines «ces médicaments sont très toxiques, c’est un point fondamental. Certains prescripteurs ont été influencés par l’industrie pharmaceutique. Et certains experts travaillent avec ces sociétés, c’est un scandale pire que le médiator».

Une pétition circule sur les réseaux sociaux «nous demandons aux autorités sanitaires en France de remettre à plat cette question avec de vrais experts indépendants. Trois grandes institutions internationales ayant propagé l’idée qu’il fallait donner des médicaments anti-cholestérol ont avoué au printemps 2015 qu’elles n’avaient aucune donnée concernant la toxicité de ces derniers». Ces instances semblent avoir fait confiance aux industriels sans vérifier la véracité de leurs dires «c’est comme si vous demandiez au directeur de la pub de l’industrie du tabac si la cigarette est toxique. Il vous dira que non».

A noter qu’à ce jour les français sont moins exposés que d’autres populations aux risques d’infarctus. C’est l’équipe de Michel Lorgeril qui a mis en lumière le rôle positif du vin rouge, à condition bien sûr de ne pas en abuser et il faut qu’il soit bio. Il contient de l’éthanol, des polyphénols ou flavonoïdes qui sont bons pour notre santé.

Christian Moretto

 

 

 

 

 

 

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