L’économie circulaire crée des emplois

L’économie circulaire crée des emplois

L’étude menée par l’Institut de l’économie circulaire voit dans ce secteur un levier non négligeable pour la création d’emplois, lequel doit néanmoins s’orienter vers un cadre méthiodologique pour en mesurer le plein potentiel. L’étude estime que l’économie circulaire emploie déjà près de 600 000 personnes en France.

 

Une étude commandée par la Commission Européenne en 2012 indique qu’une réduction substantielle de notre consommation en ressources naturelles permettrait de créer entre 200 000 et 400 000 emplois supplémentaires.

 

Dans son rapport de 2013 sur les emplois verts, l’Office International du Travail (OIT) rappelle l’intérêt de mener conjointement les politiques de l’emploi et du développement durable. Le rapport souligne notamment que de nombreuses synergies existent entre emploi et économie verte.
Les coûts économiques liés aux pollutions diverses et leurs conséquences sur la nature, les climats, sans oublier l’épuisement de nos ressources… génèrent directement ou indirectement des pertes d’emploi, alors que l’économie verte permet de réaliser des économies importantes en limitant les impacts environnementaux.

 

Dans son guide d’application territoriale de l’économie circulaire, l’ADEME décrit les objectifs de l’économie circulaire de la manière suivante : “L’économie circulaire vise globalement à diminuer drastiquement le gaspillage des ressources, notamment les matières premières et l’énergie, afin de découpler la consommation des ressources de la croissance du PIB, tout en assurant la baisse des impacts environnementaux et en préservant ou développant l’emploi” (ADEME, ARF, 2014).

 

Changer de modèle économique

Par delà ses bienfaits environnementaux indéniables, la circularisation de l’économie ne peut être que bénéfique sur la qualité et la pérennité des emplois créés car elle offre la possibilté de création d’emplois locaux non délocalisables.  La loi sur la transition énergétique précise que l’économie  circulaire “contribue à changer les modes de production et de consommation et à réorienter la politique industrielle, en favorisant les activités et emplois locaux et pérennes“.

 

Quels sont les champs d’orientation de ces nouveaux “métiers verts”

Trois champs principaux de l’économie verte sont identifiés par l’étude : la protection de l’environnement, la gestion des ressources et les activités transversales (services généraux publics, R&D environnementale, ingénierie environnementale). Selon l’ADEME,  l’économie circulaire se rapproche du champ de la gestion des ressources naturelles qui lui-même rassemble les domaines de la gestion durable de l’eau, de la récupération des matières premières de recyclage, de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables, activités que l’on peut également étendre à la protection de l’environnement comme la gestion des déchets ou des eaux usées, sans oublier les activités dites transversales.

 

Si l’on considère la gestion des ressources (gestion des ressources en eau, récupération des matières premières de recyclage, maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables) et la gestion des déchets et des eaux usées, ces secteurs équivalent à 291 500 emplois à temps plein (ETP).

 

 L’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a, quant à elle, identifié sept composantes opérationnelles sur lesquelles il est possible d’agir afin de favoriser la transition :  l’approvisionnement durable ; l’écoconception ; l’écologie industrielle et territoriale ; l’économie de fonctionnalité ; la consommation responsable ; l’allongement de la durée de vie (réparation, réemploi et réutilisation) ; le recyclage et la valorisation des déchets.
L’étude du marché de l’emploi dans ces champs devrait donner une meilleure visibilité de l’emploi dans l’économie circulaire en France.

 

L’étude conduite par l’Onemev (L’observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte ) sur les emplois démontre la relative bonne santé des emplois verts vis à vis du reste de l’économie (ONEMEV, 2014). Alors que l’ensemble des offres d’emplois en France a baissé de 12 % en moyenne entre 2011 et 2013, les offres d’emplois verts n’ont baissé « que de » de 5 %. Ainsi, en 2013, 14 % des intentions d’embauche concernaient l’économie verte. Si l’on considère par exemple le traitement des déchets, et selon les scénarios développés, une augmentation de 30% des quantités de déchets triés et mis à disposition de l’industrie du recyclage (hors verre) permettrait de créer 16 000 emplois d’ici 2030. L’automatisation en ferait disparaître entre 3500 et 5000, la création nette serait alors d’environ 10 000 emplois.

 

De nombreuses études internationales montrent que l’économie circulaire constitue un levier non négligeable pour la création d’emplois. Cependant il n’existe pas  pour l’instant d’étude globale visant à évaluer le potentiel de l’économie circulaire en termes d’emplois en France.
L’hétérogénéité des études internationales et de leurs résultats démontre la nécessité d’un cadre méthodologique précis afin de mieux mesurer tout le potentiel de l’économie circulaire en termes d’emplois.

 

Source : Etude de l’institut de l’économie circulaire

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