Harcèlement : “Arrêtons de demander aux femmes de sourire”…

Par / Il y a 3 années / Monde / Pas de commentaires

Tatyana Fazlalizadeh, une artiste de Brooklyn (USA) qui se dit fatiguée par l’attitude de certaines personnes, plus particulièrement celle des hommes, qui lui demandent de sourire, font des commentaires sur son corps ou l’apppelent familièrement «mon bébé». Tatyana se bat farouchement contre le harcèlement de rue grâce à une campagne artistique publique.

Comme le montre la vidéo, le projet Arrêtons de demander aux femmes de sourire… propose une série d’oeuvres d’art initiée par Tatyana Fazlalizadeh en réponse au harcèlement.

Le travail de Tatyana Fazlalizadeh fait écho à l’initiative française de jeudi dernier, 16 avril. En effet, l’’association française Stop harcèlement de rue organisait une action à la Gare du Nord, à Paris, avec le concours de trois acteurs simulant une scène de harcèlement afin de faire réagir les passants… A l’instar de l’événenement, le magazine Les Inrocks pose la question suivante : L’initiative de Stop Harcèlement de rue peut-elle faire évoluer les choses? L’article ouvre le débat.

murs peintsTatyana Fazlalizadeh est une illustratratrice / peintre basée à Brooklyn, surtout connue pour ses peintures à l’huile. Elle a récemment étendu ses activités à l’art public, l’art de la rue (Street art) en tant qu’artiste muraliste (murs peints), et STWTS est né de l’idée que l’art de la rue peut servir d’outil percutant pour lutter contre le harcèlement de rue. Le travail de Tatyana tente de répondre à ce harcèlement sexiste en exposant dans des espaces publics des portraits de femmes, dessinés et composés de légendes destinées à sensibiliser directement les délinquants.
Le mouvement a vu le jour à Brooklyn à l’automne 2012. Le projet se compose d’une série au long terme, itinérante, qui sera proposée dans de nombreuses villes avec la participation massive des femmes.
Tatyana pointe du doigt le harcèlement de rue et la gravité du problème qui touche les femmes du monde entier. Ce projet donne la parole aux femmes, montre leurs visages, et les replace dans le contexte de la rue – il restitue la présence audacieuse des femmes dans un environnement où elles se sentent souvent mal à l’aise et qu’elles jugent dangereux.

Mais les perceptions peuvent différer. Ainsi, dans un article du média allemand DW (Deutsche Welle) – média à diffusion internationale en Allemagne – le court-métrage français réalisé par Eleonore Pourriat, inverse les rôles et montre un homme exposé au sexisme et à la violence sexuelle d’une société dominée par les femmes

La version YouTube a été regardée plus de 11 millions de fois et a été tweetée et partagée sur Facebook dans le monde entier.

Credits : Stop Telling Women to Smile
Medias :
DW (Deutsche Welle)
Les Inrocks
​The Guardian

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