COP 21 : du concret SVP !

Par / Il y a 2 années / édito / Pas de commentaires

La Conférence mondiale sur le climat se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre où pas moins de 40.000 personnes sont attendues ! Cette «conference of the parties», la 21ème du nom, sera présidée par Laurent Fabius, le chef de la diplomatie française.
Face à l’urgence de la situation climatique, les citoyens espèrent que les représentants des 195 pays représentés signeront et ratifieront un nouvel accord commun.

L’Objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre ( GES ) constitués de CO2, notamment liées à l’activité des hommes sur la planète pour limiter la hausse du mercure à 2 degrés C, alors qu’aujourd’hui le réchauffement de la planète est de 3 degrés C, voir plus selon certaines ONG. Il pourrait même être de 5 degré d’ici 2100 si on ne fait rien !
Selon le GIEC ( Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat ), la température de la terre a augmenté d’1 degré depuis la fin du 19è siècle.

On connait tous les impacts du réchauffement climatique : sécheresse, cyclones, fonte des glaces, élévation du niveau des océans, augmentation de la mortalité, propagation de maladies, extinctions d’espèces naturelles…

Il est donc urgent d’agir !

Sur les 195 pays membres de la CCNUCC (Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques, 146 pays ont remis leur contributions au 1er octobre en fonctions de leurs besoins énergétiques à l’horizon 2025_2030 en limitant les GES ):
l’UE promet de réduire ses émissions de carbone de 40% en 2030 par rapport aux années 90…

La Chine premier pollueur au monde ( 25 % des émissions mondiales des GES ) chef de file des du “groupe des 77 ” qui rassemble les pays en voie de développement a signé un accord avec les USA fin 2014 pour limiter sa pollution mais seulement à partir de 2030 ! Elle vient d’en signer un autre avec la France révisable tous les 5 ans.

Les Etats-Unis: 2ème pollueurs au niveau mondial sont d’accords pour des contraintes mais à condition que la Chine y soit soumise également…

L’Arabie Saoudite comme les grands producteurs de pétrole (Vénézuela) ou de gaz (comme la Russie ) renvoient la responsabilité aux pays consommateurs… et n’ont pas intérêt à défendre les énergies renouvelables…

Le Brésil, pays émergeant veut bien être plus propre à condition que les vieux pays industriels aident les émergents en partageant gratuitement leur savoir-faire technologique (ex l’Allemagne s’est engagée à financer en partie la lutte contre la déforestation illégale en Amazonie!)

l’Inde, autre pays émergent considère que la lutte contre la pauvreté passe avant l’écologie, même si elle pollue beaucoup …(même position que le Brésil ou l’Afrique du Sud )

Le Niger au même titre que beaucoup de pays africains pauvres subissent l’aggravation des sécheresses… Ils réclament que les pays riches remboursent les frais des catastrophes (sécheresses, tempêtes) causées par le dérèglement climatique. Les pays riches ont “promis” qu’ils verseraient 100 milliards de dollars en guise de réparation, à partir de 2020. Mais le feront-ils ?

Dans ce contexte de négociations de « marchands de tapis » entre pays riches et pays pauvres, les citoyens se sentent un peu pris en otage.

En attendant, à chacun de se saisir à son niveau de l’urgence climatique !

Franck Demay

Articles similaires

Écrire un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués par:*