Aller au delà de nos motivations pour atteindre nos objectifs

Par / Il y a 10 mois / Santé, Société / Pas de commentaires

Une sérieuse motivation peut nous permettre d’atteindre tous nos objectifs, mais comment la préserver sans l’altérer pour accéder à nos désirs les plus profonds, nos rêves  les plus intimes. Comment aller de l’avant, déjouer les obstacles, oser, croire suffisamment en soi et en l’extraordinaire potentiel que nous abritons… Et si nous apprenions tout simplement à en comprendre les mécanismes pour mieux exploiter nos ressources !

 

Einstein a démontré que, par delà la matière, tout se réduit à de l’énergie pure. Cette énergie anime nos ondes cérébrales et avec elle les 14 milliards de neurones et leurs milliers points de contact, ce qui représente près de cent mille milliards de liaisons dont nous n’utilisons que 10 à 15% des possibles. Le reste étant laissé à l’état de latence juste parce que nous ne savons pas exploiter nos ressources ou encore parce que nous sommes parasités par notre contexte de vie, nos émotions, nos tensions.

 

Une alchimie incroyable

Mais il y a quelques façons simples pour améliorer nos facultés naturelles afin d’oeuvrer pour nous et non contre nous, en commençant par la recherche du plaisir, sous l’effet du neurotransmetteur du bien-être, la dopamine, libéré dans notre cerveau lorsque nous recevons une récompense, une satisfaction, une plénitude.

 

Une étude de 2013 nous révèle que la dopamine est un neurotransmetteur secrété dans le système nerveux central, … et qu’elle est chargée de transmettre l’information chimique entre les neurones. Elle est la petite molécule qui se cache derrière nos ressentiments, nos sensations, nos désirs, et nos comportements. Vous ressentez du plaisir en mangeant, en écoutant de la musique, en faisant du shopping ? C’est la dopamine qui vous procure ce plaisir. Vous avez un désir sexuel ? Vous vous sentez très motivé, vous êtes de bonne humeur ou encore vous êtes addict à quelque chose ? C’est encore la dopamine qui en est le responsable. La dopamine est ainsi un élément très important pour l’équilibre de l’organisme.

 

En outre, certaines situations générant des sensations de douleur, de stress ou de perte contribuent également à libérer la dopamine, telle un mécanisme de défense. Cela a pour avantage de nous motiver pour éviter des situations négatives, comme lorsqu’on entreprend d’arrêter de fumer pour éviter d’avoir un cancer.

Nous pouvons également stimuler la dopamine dans le cadre du travail en nous attribuant des petites récompenses personnelles afin de progresser vers notre objectif. S’il nous arrive de traverser un moment vraiment difficile, cette notion de récompense est essentielle pour stimuler nos intentions et nous permettre de dépasser ce qui pourrait y faire obstacle. Ces petites récompenses peuvent être associées à des moments “plaisir”, sources de bien être, de détente, de moments qui nous apaisent et nous énergétisent ou de toute autre action perçue comme agréable (loisir, sortie, sport, rencontre, méditation…). A chacun sa perception du bien-être. Ces instants privilégiés contribuent à nous encourager pour atteindre notre objectif et à nous engager dans un processus positif  de confiance en nous.

 

Cultiver des pensées positives

Plus nous associons à nos objectifs et à nos rêves des résultats agréables, plus notre cerveau nous aide naturellement à les atteindre. Cela s’appelle cultiver un certain état d’esprit. Et comme le souligne Richard Branson (PDG de Virgin) sur l’un de ses blogs dédiés aux clés de la réussite”Un état d’esprit ouvert aux possibles ne relève pas uniquement d’une mentalité positive. Ce n’est pas juste le fait d’y être prédisposé. Il s’agit d’une croyance fondamentale que l’on peut développer, apprendre et améliorer – aussi bien par l’échec que par la réussite. Cette état d’esprit nous motive pour essayer, réfléchir, nous remettre en selle, demander de l’aide et apprendre.”

 

live-your-dream-2045928_1920Le premier levier déterminant est donc une mise en condition mentale qui nous laisse entrevoir les possibles, nos aptitudes, notre détermination, notre foi dans la réalisation de ce que nous objectivons. Nous pouvons en effet constituer notre premier obstacle car, dans la vie de tous les jours, au sein de notre environnement familial ou professionnel, toutes les conditions ne sont pas nécessairement réunies pour renforcer nos croyances les plus intimes. Ces failles du quotidien peuvent réellement handicaper notre capacité à agir si nous n’y prenons garde. Nos premiers ennemis sont le doute et l’auto-critique, auxquels s’ajoutent les événements déstabilisants de la vie sur le plan social, professionnel… Autant de situations qui nous prédisposent à une forme de fragilité pénalisante. Conscients de cela, et pour optimiser nos chances, commençons par faire taire notre critique intérieure. Laissons place à une juste analyse de ce que nous voulons, de ce que nous pouvons, de ce que nous sommes et des moyens que nous sommes capables de mettre en place pour parvenir à nos buts, nos rêves. “Quoi que vous rêviez d’entreprendre, commencez-le. L’audace a du génie, du pouvoir et de la magie” disait Goethe

 

Peut-être avons-nous déjà expérimenté ce dialogue intérieur, notamment dans le cadre de la réalisation d’un objectif, en nous heurtant à une petite voix intérieure négative ? Comme si notre cerveau était habité par l’altérité d’un Dr Jekyll et Mister Hyde. La recherche montre que nous pouvons syntoniser notre lobe préfrontal gauche pour y remédier, car il est actif lorsque nous nous sentons heureux et paisible.

 

Une étude expérimentale menée auprès des salariés d’une entreprise, et soumis à la pratique de la pleine conscience de leur valeur de leurs atouts, a démontré qu’au bout de deux mois d’entrainement, au rythme de trois heures par semaine, le lobe pré-frontal gauche des travailleurs était plus actif, que leurs émotions étaient devenues plus positives, que leur humeur s’était améliorée et qu’ils déclaraient se sentir plus énergiques et moins anxieux.
Mais qu’est-ce que la pleine conscience ? Il s’agit d’un retour à l’instant présent souvent utilisé dans la méditation, à l’écart de tout sentiment parasite, d’intrusion extérieure. Cette technique suppose que l’on prenne du temps pour soi pendant quelques minutes, que l’on crée une parenthèse mentale à l’écart de toute pensée susceptible de nuire à ces retrouvailles avec nous-même, et de se concentrer par exemple sur un événement source de joie ou une personne synonyme de bienveillance et d’apaisement ou encore un projet vecteur d’enthousiasme… il s’agit de vivre l’instant présent avec tout ce qu’il nous procure de positif. Cette méthode permet d’être plus réactif, plus flexible et facilite la  concentration.

 

Les effets positifs procurés démontrent que nos pensées et notre degré de conscience peuvent réellement changer la façon dont notre cerveau fonctionne. Nous pouvons désactiver cette voix négative qui perturbe nos pensées en restant conscients et à l’écoute sur la manière dont nous nous sentons et de fait, interrompre toute spirale vers le bas.

 

Si des pensées négatives nous assaillent et sèment le doute dans notre esprit à l’égard de l’un de nos objectifs, essayons de les écrire sur un morceau de papier. Examinons chacune d’elle et demandons-nous si elle est fondée. La plupart du temps, nous constaterons que ce n’est pas le cas. Nous pouvons éliminer ces pensées négatives en déchirant et en jetant le morceau de papier. Plus qu’un acte symbolique, cette manière de procéder matérialise notre volonté de ne pas céder à des doutes injustifiés.

 

Par ailleurs, sachez que notre cerveau essaie naturellement de maintenir un état optimal d’excitation ou d’excitation. Si nous nous ennuyons, nous cherchons souvent quelque chose d’intéressant à faire. Alors que si nous traversons trop de stress ou d’excitation, nous avons naturellement besoin de faire une pause et de nous  détendre. Il faut juste s’écouter.

 

Chacun de nous possède un niveau individuel optimal. Aimons-nous les sports extrêmes et les activités énergétiques ou préférons-nous une journée sur la plage avec notre livre préféré ou encore toute autre activité ludique ? Chacun de nous sait au fond ce qui nous fait du bien.

 

Apprendre à dissocier

Une prise de conscience de nos propres niveaux d’éveil et de nos préférences, de toutes ces choses qui nous animent positivement, peuvent nous aider à optimiser notre capacité à aller de l’avant et entreprendre ce que nous souhaitons. La loi de Yerkes-Dodson (qui met en évidence notre niveau d’éveil et nos performances cognitives) a constaté qu’une tâche simple est mieux faite quand notre degré d’enthousiasme mental est assez élevé et que les tâches complexes sont mieux accomplies lorsque les niveaux d’excitation sont plus faibles.

Gardons à l’esprit notre but. Peut-être pouvons-nous regrouper quelques tâches simples ensemble pour les rendre plus intéressantes et garder notre stimulation ou exaltation intacte. Réservons les procédures plus complexes pour des moments où nous pourrons nous détendre et nous concentrer dans un espace tranquille.

 

Rester réaliste et positifconfiance

Il est facile de reconsidérer nos objectifs, non par manque d’envergure personnelle mais en laissant “parler” ce mécanisme intérieur basé sur une psychologie plus profonde. La recherche a constaté que la fixation d’un objectif fait que notre cerveau croit que le résultat est une partie essentielle de ce que nous sommes. Atteindre l’objectif devient très personnel, c’est pourquoi nous pouvons être très vite impacté émotionnellement dans notre cheminement pour atteindre le but que nous nous sommes fixé.

 

Parfois, si ce dernier est de grande envergure, notre cerveau perçoit les tâches à accomplir pour l’atteindre,  comme une situation stressante qu’il doit résoudre. Cela peut alimenter notre motivation, mais peut au contraire générer des sentiments accrus de peur, d’anxiété et nous donner l’impression d’être submergés et d’être dans l’incapacité de dépasser les obstacles.

 

Il y a néanmoins moyen de déjouer ce risque et garder le cap de nos objectifs. Lorsque nous nous fixons un but à atteindre, assurons-nous tout d’abord qu’il est à nos yeux suffisamment significatif et vraiment inspirant. En un mot est-ce bien cet objectif que je veux atteindre ? Suis-je suffisamment motivé par lui  ? En un mot, n’est-il pas un objectif par défaut ? Cette question est cruciale, prenons par exemple le cas lorsqu’une personne ayant perdu son emploi et voulant créer son entreprise pour pallier sa perte d’emploi.
Mais sommes-nous faits pour devenir entrepreneur ? le souhaitons-nous vraiment ou est-ce juste pour instaurer une situation de protection destinée à nous rassurer et nous donner le sentiment que nous aurons désormais le libre arbitre et que serons maître de nos décisions ? Soit la personne a réellement la fibre entrepreneuriale et se révèle soit elle peut être confrontée à d’autres peurs, d’autres formes d’échecs, si tel n’est pas. Il est donc très important de mesurer son degré d’implication, d’être en phase avec soi et avec le but recherché.  Il a été démontré que si nous sommes persuadés que nos actions produiront des résultats  bénéfiques et précieux pour notre bien-être, alors elles conforteront et doperont notre motivation. Mais inversement, si un objectif semble trop difficile à atteindre et n’appelle pas notre pleine adhésion, il nous fera facilement renoncer avant même d’avoir commencé.

 

A chacun son rythme

Fixons-nous plutôt des petites étapes réalisables pour atteindre notre ou nos objectifs. Ensuite, listons tous les obstacles que nous pourrions rencontrer sur notre chemin, et la manière dont nous pensons les gérer et les résoudre. Anticiper accompagne la maîtrise de la situation et renforce la confiance en soi. Cela donne à notre cerveau quelque chose de pratique à traiter plutôt que de souligner un objectif surdimensionné ou trop difficile à atteindre.

 

Voici deux citations inspirantes qui illustrent les capacités qui sommeillent en nous et sur lesquelles nous pouvons nous appuyer pour réfléchir et avancer…

Si vous voulez vivre une vie heureuse, attachez-la à un but et non pas à des personnes ou des choses.” – Albert Einstein
Concentrez vos pensées sur la chose en particulier qui vous intéresse le plus, et les idées viendront en abondance. Elles ouvriront la porte à une douzaine de façons d’atteindre l’objectif  qui vous anime.” – Robert Collier

 

Nicole Morgan

Source : Qu’est-ce que la dopamine ?
P
hoto : Pixabay

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