Une conférence gesticulée sur l’Economie Sociale et Solitaire

Par / Il y a 2 années / Société / Pas de commentaires

Le 20 avril dernier le ton était donné lors de cette conférence gesticulée proposée par Les Amis (Alternatives malakoffiotes pour l’initiative solidaire) sur le thème de l’Economie Sociale et Solidaire rebaptisée pour la circonstance Economie Sociale et Solitaire… avec à l’affiche Irena Havlicek dans un échange sans langue de bois “Margaret Thatcher a menti : il y a une alternative. C’est l’économie sociale et solidaire. En tout cas, moi, j’y ai cru. A mort. Et puis, chemin faisant, j’ai vu que ce n’était pas gagné… Car le capitalisme est déjà sur le coup. Et sous couvert de social et de solidarité, on veut nous faire gober de drôles de trucs.”

 

C’est quoi une conférence gesticulée ?

Une conférence gesticulée est une sorte d’OVNI, un objet verbal non identifié. Ou plutôt vachement difficile à définir. Le partage d’un savoir entre gens qui ne sont pas experts de ce savoir. Une parole bâtie avec la vie de celui qui parle et une bonne dose d’autodérision. Un outil d’éducation populaire inventé par Franck Lepage et la scop Le Pavé… Des « conf’ » y en a aujourd’hui près d’une centaine, avec autant de défintions que de gesticulants. Le principe ? La rencontre entre des savoirs froids (ceux qu’on trouve dans les livres…) et des savoirs chauds (ceux de notre expérience, qu’on ne trouve nulle part). A l’arrivée, cela ne donne pas un savoir tiède, un orage ! C’est, avant tout, une drôle d’aventure. Car gesticuler, c’est aller au-delà de ce que l’on se croyait autorisé à dire. Donner de la voix parce qu’on est convaincu de l’urgence à faire, ensemble, ce « petit pas de côté » qui change radicalement notre vision du monde.

 

Qui est Irena Havlicek …

Journaliste dans une autre vie, gérante d’une agence d’information au statut de scop (société coopérative ouvrière de production), militante associative et férue d’éducation populaire, Irena Havlicek a suivi avec enthousiasme l’avènement de l’ESS, l’économie sociale et solidaire.
Puis elle a cherché à comprendre ce dont il était vraiment question, et ça n’a pas franchement allégé son emploi du temps ! Mère de famille définitivement indigne, elle continue à essayer de concilier ses vies familiale, professionnelle et militante… et a rejoint le CAC (Collectif des associations citoyennes) qui se bat contre la disparition programmée des associations.

 

Son intervention

Les AMIS nous préviennent “AMES SENSIBLES, S’ABSTENIR ! Il est question de misère et de nécessité, d’associations qui crèvent, de coopératives qui s’égarent, de management, de syntaxe et encore de cette saleté qu’est l’investissement à impact social. Sans oublier la loi sur l’ESS, les bénévoleurs, la conquête de nouveaux marchés, l’intérêt général, la langue de bois, des histoires de pauvres, d’étrangers et de fous… et de femmes aussi.”

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