2° Assises de la finance participative

Par / Il y a 3 années / solidarité / Pas de commentaires

Après une 1ère édition avec plus de 600 participants et l’entrée en vigueur en octobre des décrets relatifs à la finance participative, l’association Financement Participatif France organise les 2° Assises de la finance participative le 11 décembre 2014 au ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique.
Elles s’adressent à tout l’écosystème professionnel du financement des entreprises et des projets.

 

crowdfunding3

 

Mais qu’est-ce que le financement participatif  ou crowdfunding ?

Le  crowdfunding  que  l’on  pourrait  traduire  par  le  financement  par  la  foule,  est  une  autre  façon   pour les entreprises, les particuliers ou les organisations à but non-lucratif de récolter des fonds pour leur projets. • Dans  la  majorité  des  cas  c’est  l’addition  d’un grand nombre de personnes investissant un petit montant qui  permet  aux  porteurs  de  projets  d’atteindre  l’objectif  visé. • Ce mode de financement est également un moyen de créer une véritable communauté autour de son projet. En clair, cela signifie : recevoir un coup de pouce financier de plein de gens pour financer un projet (créatif ou autre).

 

Le principe
Les internautes  ou  les entreprises peuvent, selon les cas,  faire un don et investir une somme  d’argent,  sans  rien  attendre  en  retour  (le   reçu  fiscal  n’est  pas  une  obligation), ou bien l’internaute  ou  l’entreprise  verse  une  somme  d’argent  en  échange  d’une  récompense, laquelle  peut  prendre  la  forme  d’un  cadeau  ou  d’un  pré-achat.  Mais dans d’autres cas, l’internaute  prête  une  somme  d’argent  afin  de  financer  un  projet  défini.  La  somme  investie lui est remboursée avec ou sans intérêt. Il existe enfin la formule “equity”  permettant à l’internaute  ou  à l’entreprise  d’investir  dans  un  projet  en  échange  d’une  participation  dans la société financée.
En 2013, 78,3  millions  d’euros  ont été collectés à travers des campagnes de crowdfunding.

 

Vous souhaitez collecter des fonds sous forme de crowdfunding

Gardez en mémoire qu’une campagne de crowdfunding ne s’improvise pas. Elle demande de l’investissement et du temps, et il vous faudra y consacrer au minimum en en moyenne 2 à 3h par jour, mais il est avant tout judicieux de se poser quelques questions sur le projet que l’on souhaite présenter et sur le moment opportun pour le faire. Une campagne de crowdfunding, à la différence d’un appel à dons traditionnel, se base sur un objectif, un projet concret, et la réussite de votre campagne doit aboutir à la mise en place de ce denier.  Autre question importante, quel objectif de budget vise-t-on ? Une majorité de plateformes fonctionnent sur le système du tout ou rien, il est donc prioritaire de définir un objectif atteignable permettant de réaliser votre projet et de choisir la plateforme la lus adaptée. Il existe aujourd’hui de multiples plateformes ayant plus ou moins de spécificités et dotées ou non d’une sectorisation.

Financement Participatif France (FPF) est, quant à elle, une association ayant pour objectif la représentation collective ; la promotion ; et la défense des droits et intérêts des acteurs du financement participatif (appelé également crowdfunding) – notamment auprès des autorités de réglementation – pour faire progresser le financement de projets (entrepreneuriaux, culturels, sociaux, humanitaires, etc.) par les citoyens, en particulier en France.

Les plateformes de crowdfunding comme Kickstarter, Ulule ou encore Kisskissbankbank se multiplient et se spécialisent. Ces sites permettant aux internautes de financer collectivement des projets ont naturellement séduit les acteurs de la solidarité, qui ont créé des plateformes spécifiques. En termes d’engagement solidaire 5 plateformes se détachent : HopeMob, le bric-à-brac solidaire, Watsi, la santé à tout prix, Catapult, les femmes et les enfants d’abord, Blue Bees, priorité au développement durable et Babyloan, microcrédit pour microentrepreneurs.

 

Le financement participatif désormais mieux encadré

Le financement participatif (ou « crowdfunding ») a désormais un cadre juridique intégré au code monétaire et financier. Les dispositions de l’ordonnance relative au financement participatif sous forme de prêts ou de dons vont intéresser les associations à la recherche de financements. Lorsqu’un particulier consent un prêt dans le cadre du financement participatif (ou crowdfunding), à des fins non professionnelles ni commerciales, les montants sont désormais plafonnés en fonction des seuils suivants :

côté emprunteur : 1 million d’euros par projet,
côté préteur, prêt avec intérêt : 1 000 € par prêteur et par projet, la durée du crédit ne peut dépasser 7 ans,
prêt sans intérêt : 4 000 € par prêteur et par projet.

Jusqu’au 1er octobre 2014, les prêts versant des intérêts ne pouvaient être proposés que par des établissements de crédit agréés par la Banque de France et seuls les prêts sans intérêts étaient possibles pour les particuliers. L’ordonnance du 30 mai 2014 a supprimé le monopole bancaire sur les prêts rémunérés à partir du 1er octobre 2014.

Découvrez les derniers chiffres du crowdfunding en France.

Articles similaires

Écrire un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués par:*